Ce manoir, personne ne sait d'où il vient. Mais ce que l'on sait, c'est que seuls les élus peuvent le voir et y entrer... H/Y/Y autorisé
 
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 Oh...Une belle fille [PV Kalista]

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Shein E. Peverell

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MessageSujet: Oh...Une belle fille [PV Kalista]   Ven 14 Aoû - 22:04

Shein était arrivé là totalement par hasard. Il ne s’était pas trop demandé pourquoi tout de ce côté-ci était obscur mais il commençait à se dire que c’était, en effet, plutôt étrange.
Il devina immédiatement qu’il était dans un bureau administratif. Certes, il n’y avait ni secrétaire, ni gestionnaire ou quelconque autre personne de ce genre, puisque c’était sans aucun doute, des bureaux désertés.
Shein aimait bien cet endroit et il se demanda un instant si le Shein d’autrefois aurait aimé aussi. Il avait gardé le journal découvert ce jour là et il le portait toujours sur lui.
Il regarda donc à l’intérieur et chercha un indice.

30 janvier 2002
Ma sœur dit qu’il y a un monstre sous mon lit. J’ai un peu peur mais je me dis, que au moins, je ne suis pas seul et cela m’amuse de penser qu’un être obscur se cacher dans ma chambre…

Shein arrêta de lire, cela lui suffisait. Satisfait, il rangea le journal. Ainsi, il avait pensé comme le Shein d’autrefois et il se félicita intérieurement.
Il alla s’asseoir à la chaise à moitié trouée du bureau. Il chercha dans celui-ci s’il ne trouvait pas une lampe de poche et fut ravit d’en découvrir une qui marchait.
Il laissa la lampe allumée et attendit.
Non, il n’attendait rien, mais il aimait ne rien faire pendant un certain temps, comme si quelque chose d’important allait se passer.
Shein était arrivé plus tôt dans la journée et il ne s’était même pas encore rendu dans sa chambre. Il ne savait même pas avec qui il était mais cela lui importait peu. En effet, il avait appris grâce au journal que le Shein d’autrefois se souciait peu des broutilles comme cela et qu’il préférait se soucier d’autres choses.
Il s’était ensuite baladé dans le manoir et était tombé ici, alors qu’il visitait les bureaux du manoir lumineux, sans savoir comment ni pourquoi.
Il s’était ensuite baladé dans le manoir et était tombé ici, alors qu’il visitait les bureaux du manoir lumineux, sans savoir comment ni pourquoi.
Cela, il s’en souciait légèrement. Beaucoup plus que l’histoire des chambres.
Shein continua de fouiller dans le bureau, à la recherche d’une réponse, mais, ne trouvant rien, il arrêta et s’affala plus profondément dans sa chaise qui craqua sous le poids.
Il resongea à son arrivée au manoir.
Là aussi, il se demandait comment il était arrivé là. En rentrant dans le hall, il avait tout de suite regardé les filles et même les garçons. Mais il n’avait eu aucun coup de cœur et en était resté outré.
Il semblait ne pas y avoir beaucoup de belles personnes dans ce manoir.
Shein regarda par la fenêtre. Il constata qu’elle était condamnée et il se demanda, une fois de plus, pourquoi.
Il trouvait cela drôle qu’un endroit comme celui-ci pouvait exister. Mais d’ailleurs, était-il sûr qu’il existait ? N’était-il pas dans un rêve ?

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Kalista N. Price

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MessageSujet: Re: Oh...Une belle fille [PV Kalista]   Ven 14 Aoû - 22:39



Kalista n'avait jamais craint les endroits sombres, peut-être même en était-elle attirée. Elle ne comprenait pourquoi, mais elle avait toujours trouvé qu'il y avait quelque chose de rassurant dans les ténèbres, qui, bien souvent, permettait de dissimuler le monde autour d'elle. Et moins elle voyait ce monde, plus elle était heureuse ! La seule chose qu'elle n'aimait guère dans les endroits obscurs, c'était lorsqu'il y avait suffisant de lumière pour dévoiler de longues et sinueuses ombres, partout, sur les murs, sur les sols. Ces ombres étaient bien le seul élément qui pouvait lui faire peur, dans les ténèbres.
Pour la simple et bonne raison que les ombres se modelaient au gré de son imagination. C'était bête, c'était stupide, cependant, quand elle voyait devant elle quelques funestes ombres, elle ne pouvait s'empêcher de penser aux pires événements de sa vie, à ces moments qu'elle aurait souhaité oublier mais qu'elle ne pouvait pas, parce qu'ils restaient accrochés à elle, comme une puce s'accrochait au pelage garni d'un chien. Et dans ces couloirs sombres qu'elle empruntait, elle ne parvenait pas à ne pas garder à l'esprit que dans chaque ombre se cachait un souvenir. Puis, malgré toute son affection inavouée pour les lieux éteints, elle n'arrivait pas à ne pas paniquer. Bien qu'elle soit habituée, elle sentit comme si quelque chose lui broyait la gorge.
Heureusement, même si certains pourraient considérer cela comme un début de malaise, elle, elle savait ce que cela faisait réellement, de sentir l'air quitter vos poumons, de voir le monde tanguer devant vos yeux. Alors elle essayait comme elle pût de respirer, une inspiration après une expiration, elle tenta de se calmer, de fermer les yeux pour retrouver sa noirceur tant chérie.
Soudainement, déambuler dans les couloirs ne lui plût plus autant que cela, trouvant finalement cette activité bien ennuyeuse — malgré cet étau sur sa gorge qui, d'une certaine façon, pouvait pimenter les choses. Non pas prise d'une rage subite, mais plutôt d'un bref excès de colère, elle entreprit de rouvrir les yeux, afin de poser sa main le long d'un mur, tâtonnant stupidement avant d'enfin y réussir. Laissant sa main se glissait le long de la surface, elle continua d'avancer, jusqu'à ce qu'une porte se dessina sous ses doigts. Avec un certain empressement, elle empoigna la poignet, puis l'abaissa dans un geste avide. Kalista s'engouffra dans la pièce sans même chercher à savoir ce que c'était, ni si elle avait le droit de se trouver là. De toute façon, ces locaux semblaient fortement abandonnés, non ? Dans tous les cas, il n'y avait pas âme qui vive.
Enfin, à part celle sur laquelle elle venait de tomber. Un jeune homme qui regardait par la fenêtre. Fenetre que, soit dit en passant, paraissait fortement condamnée. Qu'est ce qu'il faisait là ? Elle ne comprit pas, et ne chercha même pas à comprendre d'elle même.

« Pourquoi t'es ici ? »

Pourquoi réfléchir quand quelqu'un peut apporter la solution à nos problèmes?


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Shein E. Peverell

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MessageSujet: Re: Oh...Une belle fille [PV Kalista]   Ven 14 Aoû - 23:46

Une voix le fit sursauter.

"Pourquoi t'es ici ?"

Shein détourna les yeux de la fenêtre et vit une jeune fille aux cheveux roroux que la lampe torche éclairait faiblement. Il constata qu elle était très belle.

-J en sais rien moi comment veux tu que je sache ? Répondit Shein avec un haussement de sourcils

À vrai dire il ne s'était pas posé la question. En effet que faisait il ici ? Il regarda de nouveau la fille. Elle lui inspirait à la fois le courage, la beauté et la supériorité. C était ce dernier mot qui le gênait mais il fit abstraction de celui ci et se demande si le Shein d autrefois aurait apprécié la jeune fille. Il hésita à regarder dans le carnet mais il avait peur que la belle ne disparaisse.
Car tout ici semblait apparaitre et disparaitre sans aucune raison.

-Et toi, demanda Shein, pourquoi es-tu ici ?

En effet, si elle trouvait une réponse, cela lui interessait fortement, probablement parce qu il l'a cherchait. Le Shein d avant l aurait aussi cherchée, du mois il le pensait fermement. Et puis, après tout, la jeune fille qui se trouvait là devait aussi se poser la question puisqu'elle lui avait demandé ce qu il faisait ici. Shein remarqua avec stupeur qu'il ne quittait pas la belle des yeux. Il y avait quelque chose chez elle qui le fascinait... Quelque chose de supérieur à sa beauté et cela le derangeait presque de ne pas savoir ce qu'était cette chose. Et puis, cette fille semblait si arrogante qu'il se demanda comment il pouvait seulement la contempler, n ayant jamais tellement supporté les gens qui se pensent supérieurs. Néanmoins, cet aspect de supériorité chez cette fillz ne le derangeait pas. Et il se demanda si le Shain d autrefois aurait réagit comme ça et en déduisit que non, qu il se trompait et qu il ne devait pas réagir comme ça.  Mais il avait beau essayer, il ne parvenait pas à haïr cette magnifique femme. Et cela le mettait mal à l aise de penser autrement que le Shein d avant.

-Comment t appelle-tu ? Demanda finalement le jeune garçon

Il s efforça de rester calme. Il n avait qu une envie, c était de s approcher de la fille et de l embrasser. Il essaya de chasser cette pensée mais cela s avéra plus dur que prévu. D ailleurs, il n y parvint pas et voulait à tout prix toucher la peau pale de la belle. Il aimait ses formes, son visage, ses cheveux, ses yeux, sa bouche, tout. Le Shein d autrefois aurait-il déjà détourné le regard ? Le jeune garçon espéra que non. Il espéra qu il était comme le Shein d avant mais il commençait à comprendre que ce n etait pas le cas.
Shein se leva de sa chaise, incapable de rester en place. Il ne s approcha cependant pas, conscient qu il riserait de faire une erreur. De plus, il voulais éviter les gestes qui ne ressemblaient pas au Shein d avant mais cela était parfois compliqué. Et cette fois ci , c'était plus compliqué que jamais car la beauté et la supériorité de cette femme le rendaient aveuglz et incapable de se contrôler .
Il se rassit pour éviter de faire une bêtise et prit la lampe de poche dans ses mains pour jouer avec. Il fit apparaitre de grandes ombres sur les murs et Shein frissona avant de reposer la lampe sur le bureau. Il reporta ensuite son attention sur la fenêtre. Il ne l'avait pas remarqué mais il y avait un petit trou dans la planche de bois qui bouchait la fenêtre. Il regarda au travers et fut déçu de ne voir que du noir, comme si quelqu'un avait versé un pot d'encre sur le monde. Pour Shein, c'était tout comme . L encre s était versée sur son passé laissant de grosses taches noires sur les lignes de ses souvenirs . Il n avait trouvé qu'un nom qui ne lui appartenait peut être pas.
Même si désormais il s appelait ainsi, cela le degoutait d avoir volé toute une vie à un homme dont il avait mystérieusement atterri dans la maison de son père. Du moins, c est ce que disait le fameux journal. Et puis, cet incendie mystérieux qui avait tué une jeune femme. Il en avait déduit que c était la soeur de Shein et il en était profondément attristé.

-On est où ici ? Questionna Shein qui se demandait bien ce qu'était cet étrange manoir.

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Kalista N. Price

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MessageSujet: Re: Oh...Une belle fille [PV Kalista]   Sam 15 Aoû - 1:00



L'homme plongea son regard dans celui de Kalista. Si d'ordinaire cette dernière avait toujours été plus ou moins capable de lire dans l'attitude des gens, il se trouvait qu'en ces instants, elle était incapable de dire quoique ce soit. Était-il triste? Était-il heureux ? Ou bien agacé d'avoir été dérangé dans sa contemplation de fenêtre condamnée ? Elle n'aurait su le dire — elle n'avait pas même l'arrière goût d'un soupçon. Enfin, la seule chose qu'elle savait à présent, c'était qu'il était décidément très étrange. Ne pas avoir idée de pourquoi il se trouvait ici ? Ceci sonnait étrange aux oreilles delà jeune femme, un peu comme si elle croyait qu'il lui mentait, tout en croyant que ce n'était pas le cas. Le haussement de sourcils évocateur qu'il eut suffit à prouver à Kalista qu'il était persuadé de ce qu'il disait d'une part, et la contraria quelque peu d'une autre part. Après tout, elle était celle qui haussait des sourcils, celle qui vous regardait avec une lueur presque hautaine dans les yeux, due à son arrogance. Dans sa tête, elle ne sût quoi penser, ni quoi répondre en vérité. Elle préféra laisser couler, s'attardant sur l'interrogation qui suivit, peut-être un peu curieuse. Dans un pincement de lèvres,elle rejeta légèrement la tête en arrière et réfléchit. Pourquoi était-elle là ? Oh, eh bien. Elle avait marché dans des couloirs sombres, dont l'éclairage hésitant l'effrayait, notamment à cause de toutes ces ombres qui se dessinaient ; elle avait juste marché puis, ennuyée — ou apeurée — de ces silhouettes menaçantes, issues de son esprit, elle avait cherché à se réfugier dans une quelconque pièce. Certes, la pièce sur laquelle elle était tombée n'était pas exactement le genre de pièce lumineuse qu'elle escomptait secrètement trouver, pour autant c'était ainsi qu'elle en était là. Évidemment, il n'était pas même question de répondre cela à l'inconnu. Avouer à quiconque qu'elle fuyait à cause d'une simple pression au creux de sa gorge ? Qu'elle blague.
Elle regarda de nouveau l'étranger, et, lentement, elle s'approcha de lui, jalonnant entre les différents bureaux qui les séparaient l'un de l'autre.

« Pourquoi je suis ici ? Comment je m'appelle ? »

La moitié d'un sourire prit forme sur ses lèvres, alors qu'elle s'arrêta, non loin de lui, pour s'asseoir allègrement sur un bureau. Elle l'écouta lui demander son prénom, le regarda se lever pour se rasseoir, et s'amuser avec la lampe torche quelques instants Kalista n'aima guère lorsqu'il fit apparaître d'étranges ombres autour d'eux, mais elle ne dit rien, se contentant d'essayer de dissimuler un petit frissonnement. Elle laissa le silence se prolonger encore un peu, tandis qu'il scruta de nouveau la fenêtre, et tenta de comprendre cet étrange personnel. Quelque chose en lui sonnait faux. Il y avait comme une certaine langueur dans ses gestes, ses paroles et même son regard, qu'elle n'arrivait définitivement pas à expliquer. Après avoir passé la moitié de sa vie à croire que les gens étaient comme des livre ouverts pour elle, elle se retrouvait face à un écueil. Or cela ne lui plaisait absolument pas : voir que quelque chose ou quelqu'un lui résistait avait le don de l'agacer. Andréa l'agaçait souvent.
L'inconnu demanda où étaient-ils. Comment Kalista pouvait-elle lui répondre ? Ou du moins, quelle était la bonne réponse, s'il y en avait une ? Elle grimaça un peu, coula son regard le long des cheveux du jeune homme, se disant qu'ils avaient l'air extrêmement doux, puis plissa ses yeux verts, réfléchissant. Après une brève seconde, elle se redressa, se dirigeant de nouveau vers l'étranger. Cette fois-ci, elle vint beaucoup plus près — beaucoup trop proche — et s'accouda sur le bureau en face de la fenêtre qu'il contemplait autant. Peut-être avait-elle l'air un peu pensive, pourtant lorsqu'elle parla, sa voix fut légère, presque ironique.

« Je ne sais pas où on est, ni pourquoi, et, soyons honnête, ça ne m'intéresse qu'à demi. Par contre, ce qui m'intéresse c'est de savoir qu'est-ce que cette fenêtre a de si intéressant ? »

Elle tourna la tête vers lui, cherchant le contact de ses yeux. Rien que ceci lui suffit pour sentir l'odeur qui les entourait. Une odeur de roses, une odeur tellement délicate. Elle eut envie d'abaisser ses paupières pour mieux en profiter, pour mieux humer cette senteur d'herbes coupées, qui rappelait agréablement quelques rares et bons souvenirs. Malheureusement, cette odeur végétale lui rappela aussi les forêts, toutes ces forêts dans lesquelles elle s'était réveillée, un animal mort dans ses bras. Elle déglutit douloureusement, et se releva, ne laisser plus que ses mains caresser le bureau froid. Elle eut comme un léger sourire sardonique, tandis que son regard se perdit dans soin visage aux traits doux, presque féminins, de son interlocuteur. Il avait un beau visage, vraiment. Un visage rendu mystérieux par l'incapacité de Kalista à lire les émotions qui le traversaient.

« Tu sens drôlement bon, dites donc. Comment tu t'appelles ? »


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Shein E. Peverell

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MessageSujet: Re: Oh...Une belle fille [PV Kalista]   Sam 15 Aoû - 10:20

La fille semblait chercher quelque chose dans le regard de Shein et ce dernier éprouva une étrange sensation. Il ne comprenait pas ni ce que voulait cette fille, ni même ce qu’il voulait lui en fin de compte et cela le dérangea d’autant plus qu’il ne supportait pas ne pas savoir ce qu’il faisait.
Elle ne détourna pas son regard et cela le rendit mal à l’aise. De toute façon, le corps tout entier de la fille le rendait mal à l’aise. Pourquoi ne parvenait-il pas à être comme le Shein d’avant ?
Elle sembla réfléchir à la question qu’il lui avait posée mais elle ne répondit pas de suite, probablement plongée dans ses propres pensées.
Elle se pinça la lèvre et jeta légèrement la tête en arrière, d’un air arrogant. Shein se demanda quel était le problème de cette fille. Avait-elle été perturbée par son passé ? Probablement.
Tandis que lui, son passé se tenait à un journal et à un incendie, elle, son passé, elle le connaissait sans aucun doute. Cela se voyait dans ses yeux.
Il n’avait qu’une envie, c’était de disparaître. Il aurait pu le faire en tant normal mais il avait besoin de lumière pour se glisser telle une ombre, car telle était son pouvoir, devenir une ombre.
Pas l’ombre de quelqu’un, non, mais une ombre difforme et terrifiante que Shein n’aimait pas lui-même.
Probablement parce que le Shein d’avant n’avait jamais eu ce pouvoir.

« Pourquoi je suis ici ? Comment je m'appelle ? »

La voix de la belle le refit sortir de ses pensées. Pourquoi répondait-elle aux questions par des questions ? Elle gardait cet air hautain et dérangeant mais de toute façon, elle ne lui faisait assurément pas peur.
Sa seule véritable peur, c’était de ne pas ressembler au Shein d’autrefois. Cela, il ne pouvait le supporter.
Et c’était exactement ce qu’il était en train de faire : être différent du Shein d’avant. Il se maudit lui-même pour ne pas suivre le journal à la lettre.
Car grâce à ce journal, il savait sa vie, mais aussi ses émotions et il avait appris à être ainsi. Il avait toujours réussi à suivre le journal.
Sauf aujourd’hui.
Il ne l’avait pas remarqué mais la fille s’était assise sur un bureau. Encore pour montrer sa supériorité, sans aucun doute. Shein n’y prêta pas attention.
Shein avait envie de disparaître. Il avait envie de disparaître. Il essaya de toutes ses forces mais il compris que, non seulement il n’y avait pas assez de lumière, mais en plus la fille l’attirait trop pour qu’il ait réellement l’envie de partir.
Ainsi, il resta là, sans rien faire.
Apparemment, elle n’avait aucune envie de répondre à ses questions et il se sentit idiot. Comment avait-il pu croire que cette fille hautaine et arrogante ait pu répondre seulement à des questions ridicules ?
Après un instant, elle se redressa, et s’approcha de Shein. Ce dernier sentit son cœur battre plus fort et il voulut reculer mais il ne fit qu’avancer. Il s’arrêta immédiatement et resta immobile, face à la belle. Elle s’accouda sur le bureau face à la fenêtre.
Elle avait l’air pensive ainsi Shein s’étonna de voir qu’elle répondit d’une voix ironique :

« Je ne sais pas où on est, ni pourquoi, et, soyons honnête, ça ne m'intéresse qu'à demi. Par contre, ce qui m'intéresse c'est de savoir qu'est-ce que cette fenêtre a de si intéressant ? »

Elle tourna la tête vers Shein et ce dernier la regarda avidement. Elle était si belle, il en oubliait presque son arrogance.
La fille sembla humer l’air et Shein voulut faire de même mais il ne sentit rien. La fille avait-elle seulement une odeur ?
Elle se releva et caressa le bureau froid. Shein regarda ses mains si fines parcourir le bois foncé du meuble et il eu envie de la prendre et de la caresser.
Le jeune garçon se retrouva de nouveau perdu dans le regard de la jeune fille et, sans s’en rendre compte, il s’avança, le souffle coupé.

-Oh… La fenêtre… Je me demandais juste pourquoi elle était condamnée et ce qu’il y avait derrière, répondit Shein.

Ils étaient très proches. Trop proches.

« Tu sens drôlement bon, dites donc. Comment tu t'appelles ? »

Ah… C’était donc ça qu’elle humait. Il faillit lui dire son nom mais il se souvint qu’elle ne lui avait pas dit. Pourquoi lui répondre alors qu’elle-même n’y avait pas répondu ?
Il laissa un long silence entre les deux adolescents, puis finalement, il soupira, incapable d’être comme elle, arrogante et mystérieuse.

-Shein, répondit-il, mais j’aimerai bien que tu me dises le tiens.

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Kalista N. Price

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MessageSujet: Re: Oh...Une belle fille [PV Kalista]   Sam 15 Aoû - 14:46



Elle remarqua qu'il avait quelque peu l'apparence d'une fille. Ses traits étaient doux, peut-être un peu trop, dans le sens où ils se confondaient avec ceux d'une femme. Ou alors, ses traits étaient seulement délicats, et les cheveux longs, attachés en une queue de cheval, venaient simplement féminiser son portrait ? Kalista eut envie de secouer la tête, de se dire que non, elle se trompait sûrement, que si cela se trouvait, l'inconnu était une femme. Après tout, pourquoi pas ? À cette époque, le monde pouvait être ce qu'il avait envie d'être ; et si quelqu'un lui disait qu'il fallait refouler ces sentiments, on pouvait l'incendier, parce qu'il avait tort, parce qu'il ne disait que bêtises et idioties. En théorie, ce monde semblait agréable à vivre, avec cette possibilité d'être ce que l'on voulait être. Seulement, tous les êtres vivants ne pouvaient y trouver leur compte : certains avaient besoin d'une personne pour leur dicter qui être, et d'autres refusaient simplement d'y vivre, inventant prétextes et excuses. Elle était de cette dernière catégorie, elle était de ceux qui n'avait pas envie d'y vivre, parce que leur bon plaisir ne s'y satisfaisait pas. Oh, égoïste ? Ce n'était pas ce qu'elle pensait, ce n'était pas ce qu'elle se disait. Elle préférait se convaincre d'elle même qu'elle n'était égocentrique que parce qu'elle était la seule à vivre dans son propre monde. Autrefois, il y avait peut-être eu d'autres personnes, pour autant cette époque était révolue. Au revoir Andréa, au revoir maman, au revoir soeurette, au revoir frérot. Au revoir tout le monde.
Bien qu'elle ne l'aurais jamais avoué à quiconque, pas même à sa propre personne, elle éprouva un bref pincement au coeur, à la pensée de tous ces personnalités qu'elle avait choisi, plus ou moins, d'abandonner derrière elle. Devant le sentiment de tristesse qui l'envahit, elle se reprit violemment, craignant que cela puisse se voir su son visage. L'engouement qui la gagna ne devait, pour rien au monde, se dépeindre sur ses traits. Préférant ainsi reporter son attention sur quelque chose pour se divertir et s'éloigner de ces souvenirs, elle regarda de nouveau l'inconnu, et pût voir que ce dernier s'approcha d'elle. Elle eut presque envie de reculer, de faire un pas un arrière — elle était celle qui s'avançait vers les autres, pas l'inverse — elle ne pût que se contenter de l'observer encore un peu, de laisser glisser son regard sur la mâchoire douce, que les grands yeux perdus. Perdus ? Pourquoi perdus ? Elle fronça les sourcils, dubitative, ne comprenant pourquoi il avait toute cette souffrance sur son visage, ni pourquoi tout d'un coup, elle arrivait de nouveau à éprouver quoique ce soit à son approche. Elle remarqua ainsi qu'ils étaient relativement proches, et qu'il lui aurait fallu tendre la main pour le toucher ; elle se demanda si ce n'était pas à cause de cette proximité qu'elle pouvait enfin lire quoique ce soit sur son visage.
Il se mit à parler, répondant à sa question alors qu'elle, elle n'avait pas pris la peine de le faire. Elle cligna des yeux, reportant son regard sur la fenêtre une nouvelle fois, trouvant que sa réponse sonnait étrangement. Mentait il ? Non, elle le percevait. Disait-il l'entière vérité ? Elle voulait le croire. Un silence s'installa et elle ne sût si c'était le genre de silence dans lequel elle devait se sentir mal. Après un moment, il reprit la parole, répondant de nouveau à une question qu'elle-même s'était bornée à ne pas répondre. Shein. Elle ne savait quelle était l'origine de ce prénom, mais elle le trouvait beau — comme son propriétaire en réalité — , elle trouvait qu'il avait une jolie façon de se dire.

« Shein ? »

En le prononçant, elle apprécia la façon dont sa langue se mouvait pour le dire. Elle se détourna de lui, arrêta de contempler sa peau pâle à l'allure si tendre, puis scruta de nouveau la fenêtre. Elle comprenait alors pourquoi le fameux Shein la regardait, avec tant de ferveur. Elle eut envie aussi de savoir ce qui se cachait derrière, de découvrir ce qu'elle pouvait cacher. Ainsi, elle grimpa sur le bureau, et s'approcha le plus possible de ladite fenêtre.

« Eh bien, Shein, tu as raison, cette fenêtre est très intrigante. Et si on allait voir ses petits secrets ? »

Elle posa une main sur le bois qui condamnait l'objet de tous ces mystères, suite à quoi elle se retourna vers le jeune homme, un petit sourire enfantin planqué sur les lèvres. Kalista devait paraître si joyeuse, à l'idée stupide de briser ce qui avait été fait. Elle était une véritable enfant, quand cela lui prenait ; cependant, elle se fichait bien de savoir si ces actes étaient matures ou non. Elle voulait juste ouvrir la fenêtre. Ce n'était pas réellement dur, n'est ce pas ? Ensuite, elle se rappela qu'elle n'avait toujours pas révélé son prénom, et ses sourcils de hausserent en le remarquant. Elle eut une petite moue gênée, qui exprimait sa culpabilité.

« Et au fait, je suis Kalista, enchantée. »

Meme s'il n'était pas encore à ses côtés sur le bureau, elle lui tendit la main amicalement, son sourire enfantin encore sur ses lèvres.


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Shein E. Peverell

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MessageSujet: Re: Oh...Une belle fille [PV Kalista]   Sam 15 Aoû - 15:32

Elle ne le quittait pas des yeux. Shein commençait sérieusement à en avoir marre. Pourquoi était-elle ainsi ? Pourquoi n’était-elle pas le genre de fille que le Shein d’avant aurait aimé ? Pourquoi était-il attiré par elle alors qu’elle était comme ça ? Toutes ces questions lui trottaient dans l’esprit et il secoua la tête pour les chasser. Rien à faire, elles refluaient dans son esprit.
Alors, conscient qu’il faisait une grosse erreur, il plongea ses yeux dans le visage de la belle.
Elle restait impassible, comme si elle n’avait plus d’émotion et qui lui restait juste cet aspect supérieur.
Elle était incroyablement belle, il n’arrêtait pas de le constater. Cependant, il commençait finalement à croire que le Shein d’avant aurait réagi pareil. Cela pourrait paraître étrange mais il se mit à croire que le Shein d’avant n’aurait pas non plus résisté. Du moins, il se forçait à le croire pour éviter de faire la moindre erreur.
Shein regarda les yeux de la fille. Ils étaient beaux mais, pareil au reste du visage, ils ne trahissaient aucune expression. Du moins, il ne parvenait pas à définir ce qu’elle ressentait.
Soudainement, il vit une étrange lueur paraître sur le visage de la jeune fille. Une lueur de tristesse, de nostalgie et de mélancolie. La lueur disparut aussi vite qu’elle était apparue et Shein fronça les sourcils. Avait-elle ressentit quelque chose ?
Si c’était le cas, le Shein d’avant se rapprochait plus du cas du Shein d’aujourd’hui. En effet, il avait lu dans le journal que le Shein d’autrefois se prenait de compassion pour les gens tristes et Shein s’en réjouit.
Finalement, il ne faisait pas une si grosse erreur.

« Shein ? »

Shein sourit. Elle avait l’air d’apprécier ce nom. C’est vrai que lui aussi, quand il l’avait vu sur la porte de la chambre, il l’avait tout de suite bien aimé. La façon de le prénom se prononçait était unique, presque magique pour lui. Oh, bien sûr, il n’était même pas sûr que ce prénom se prononçait de cette façon plutôt qu’une autre.
Peut-être se disait-il Shint ou Tsheineu. Il n’en savait rien mais il avait opté pour cette façon de prononcer et cela lui allait très bien.
La fille regarda la fenêtre, comme le faisait le jeune garçon quelques instants plus tôt.
Il la regarda donc de nouveau. Il aurait tellement voulu qu’il n’y ait pas ses planches, il aurait tellement voulu savoir ce qu’il y avait, au-delà de ce foutu manoir.
Mais il savait qu’il ne saurait jamais. Dès qu’il était arrivé ici, il avait compris qu’il n’en ressortirait jamais. Mais c’était pour cela qu’il était rentré, pour justement ne jamais revenir dans le monde qui avait appartenu au Shein d’autrefois.
Il était un nouveau Shein, avec le même caractère, mais dans un monde différent, cela lui plaisait bien.
La fille grimpa sur le bureau et s’approcha plus près de la fenêtre. Puis, elle prononça de sa belle voix :

« Eh bien, Shein, tu as raison, cette fenêtre est très intrigante. Et si on allait voir ses petits secrets ? »

Elle posa sa main sur la planche qui condamnait la fenêtre, puis elle se tourna vers Shein avec un mignon petit sourire qui fit rougir le jeune garçon. Il remercia le ciel qu’il fasse si noir et qu’elle ne voit pas son changement de couleur de peau. Du moins, il espérait qu’elle ne le voit pas.

« Et au fait, je suis Kalista, enchantée. »

Kalista. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Ce nom lui allait si bien, il était si beau, si sublime qu’il en oublia presque le Shein d’avant et toutes ses émotions qu’il devait suivre à la lettre.
Puis, il secoua la tête et reprit ses esprits.

-Comment veux tu l’ouvrir ? demanda Shein en montrant la fenêtre d’un signe de tête.

Puis, il ajouta :

-Enchanté… Kalista…

Elle lui tandis la main, amicalement, et il vint s’asseoir à côté d’elle sur le bureau. Il était très proche et il sentit le corps de la jeune fille qu’il frôlait.
Puis, il posa sa main sur la fenêtre, à côté de celle de Kalista.

-Je me demande… comment nous pouvons l’ouvrir.

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Kalista N. Price

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MessageSujet: Re: Oh...Une belle fille [PV Kalista]   Sam 15 Aoû - 19:47



Il se passa quelque chose d'étrange. Lorsqu'elle avoua son prénom à Shein, elle ressentit un mélange brusque d'émotions. C'était comme si tout se basculait, aussi bien dans sa tête que dans son coeur, comme si une digue retenant quelques sentiments s'était retrouvé brisée, et que le tout se déversait en elle. C'était d'autant plus étrange qu'il n'y avait aucune raison qu'elle ressente quoique ce soit de ce genre, ou du moins, pas en ces instants. Elle se retint de faire claquer sa langue contre son palais, comme elle avait tant l'habitude de le faire quand elle ne comprenait pas quelque chose. Elle essaya de faire taire tout ça, de faire mourir ce chamboulement impétueux, mais rien de ce qu'elle ne pouvait faire changer les choses. Kalista était juste là, en train d'éprouver quelques émotions sans aucune raison valable, sans aucune logique. Ayant toujours fermé les yeux sur sa véritable nature, elle ignorait tout de son pouvoir par la même occasion. Il y avait toutes ces soirées où elle se réveillait, un animal ensanglanté dans les bras, elle-même souillée de ce sang qui lui collait à la peau, dans les cheveux, partout. Cependant, si la majorité des gens paniqueraient, deviendraient fous, elle, elle s'était contentée de vivre avec. Dans son monde, c'était elle qui décidait ; alors si elle avait envie de ne plus se souvenir de ce qu'elle faisait certains soirs, et de reprendre conscience dans la peau d'un chaman pratiquant de la sorcellerie sanglante et bizarre, ainsi soit-il. Qui étaient les autres, pour se permettre d'émettre un quelconque avis ? Ils n'étaient que des étrangers qui voulaient frapper à la porte de son monde, mais qui ne pourraient jamais rentrer. Elle était la seule résidente de ce monde qui lui appartenait — autrefois il y avait eu Andréa, mais elle savait ce qui était arrivé à Andréa. D'ailleurs, ce matin où elle se réveilla avec le corps mort de son amie fut peut-être le seul matin où elle se posa des questions, où elle se demanda « pourquoi », « comment ». L'espèce de chaman bizarre avait finalement quitté les animaux pour les êtres humains ; l'ironie de ses pensées trahissait la détresse de son âme. La mort d'Andréa souleva des questions, auxquelles elle chercha d'abord des réponses, avant de tout laisser tomber, voyant que les seules explications étaient sûrement surnaturelles, êtres assoiffés de sang étant la première réponse donnée.
Ainsi, Kalista n'avait ni conscience de sa nature, ni de sa capacité à lire dans le coeur des gens. Soit elle le niait, soit elle pensait bêtement qu'elle était devenue douée à lire sur les visages des gens, à lire leurs attitudes, leurs paroles. Et quand son pouvoir lui montrait les émotions de la personne à qui elle s'adressait, elle croyait égocentriquement qu'il ne s'agissait que des siennes. Refusant de voir la vérité en face, refusant d'y réfléchir, refusant aussi de croire qu'elle était malade. Elle n'était que ce qu'elle était. N'était-ce pas largement suffisant ? Les gens ne pouvaient-ils pas se contenter de ceci, d'être heureux qu'elle soit elle-même ? Elle aussi, parfois elle se demandait pourquoi ses yeux étaient si verts, pourquoi ses cheveux si auburns, son attitude si arrogante. Elle aussi, elle se posait des questions, s'interrogeait. Seulement, au final, elle s'acceptait, parce que c'était ainsi que son Dieu avait voulu d'elle, c'était ainsi qu'il l'avait faite.
Elle secoua la tête, peut-être un peu agacée de ces sentiments qui l'envahissaient sans raison, et sans s'en rendre compte, elle secoua sa tête exactement en même temps que Shein. Toujours en une synchronisation parfaite, elle reprit ses esprits elle aussi, cherchant à fuir tout cela. Elle l'écouta parler, et attendit jusqu'à sa dernière phrase avant de répondre. Et elle fit bien, car si elle avait tenté de répondre avant, elle se serait arrêtée de gêne en sentant leur corps se frôler. De plus, la main du jeune homme s'était posée à côté de la sienne, sur cette planche de bois qui condamnait la fenêtre. En temps normal, elle aurait reculé, de dégoût, elle se serait débattue, aurait craché comme un chat furieux, se serait éloignée. Cependant, il y avait une telle douceur qui se dégageait de lui, une telle délicatesse. Sans affirmer qu'elle pouvait lui faire confiance, elle savait qu'il ne la dégoûtait pas, comme tous les autres le faisaient. Alors, sans bouger le moindre centimètre de son corps, elle répondit.

« Oh tu sais, ce n'est que du bois. »

Avec lenteur, presque timidement peut-être, elle tourna la tête vers lui, laissa ses yeux se noyer dans ceux de Shein. Son sourire enfantin, plein de malice, lui était revenu quelques instants, tandis qu'elle réfléchissait déjà au meilleur moyen pour briser tout ce bois qui lui faisait obstacle. Du bois, c'était du bois misérable, cela ne l'arrêtera pas. De toute manière, y avait-il quelque chose qui pouvait l'arrêter, lorsqu'elle s'était mise une idée en tête ? À cette pensée, elle se replongea dans une observation plus précise des planches de bois qui bloquaient la fenêtre. Sans paraître faibles, elles n'avaient guère l'air solide non plus. Elles étaient fixées par des clous, aussi. Enfin, en soit, rien d'impossible à surmonter. Kalista se retourna vers Shein, avec beaucoup moins de précaution cette fois-ci, et ses yeux cherchèrent les siens, encore et toujours — cela lui parût bizarre, tout d'un coup, qu'elle cherche autant le contact visuel avec lui.

« Je pense qu'on peut essayer de casser les planches directement, genre avec un marteau ou quelque chose de ce genre. Ou sinon, on peut tout simplement enlever les clous, mais là aussi il faudrait un marteau. Ou bien un peu de biche fera l'affaire ? »

Quittant la sécurité des yeux du jeune homme quelques instants, elle fouilla rapidement les environs, même si elle ne pouvait pas y voir grand chose. Elle se détourna complètement de la fenêtre, pour n'être plus qu'en face lui, et laissa retomber sa main le long de son corps. Sans trop savoir pourquoi ni comment, elle crut qu'ils étaient encore plus proches que tout à l'heure.

« Par contre, je suis pas sûre qu'on puisse trouver ça dans des bureaux. »


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Shein E. Peverell

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MessageSujet: Re: Oh...Une belle fille [PV Kalista]   Dim 16 Aoû - 10:12

La fille semblait pensive. Non, plus que ça, elle semblait soudain emplie d’émotions, comme si elle avait retrouvé tout ce qu’elle n’avait pas quelques instants plus tôt.
Shein se mit de compassion pour Kalista. Lui aussi éprouvait quelque chose à ce moment là, même si ce n’était pas probablement pas la même chose qu’elle.
Lui, il éprouvait quelque chose pour elle, c’est cela qui était différent. Oh non, il n’aurait pas appelé ça de l’amour, c’était bien trop tôt, l’amour se bâtit et n’arrive pas d’un claquement de doigts. Non, il appelait ça de la passion. Pire, de l’adoration.
Shein se mit à frissonner en pensant à ce mot : adoration. Il ne l’aimait pas et se mit en quête de trouver un autre terme qui correspondait avec le sentiment qu’il éprouvait à cet instant. De l’attirance ? Non, c’était bien plus fort. De l’idolâtrie ? Il ne fallait pas exagérer non plus. De l’ardeur… Non plus. Il se dit que, finalement, l’adoration était le bon mot. Après tout, si le Shein d’autrefois n’aimait pas ce terme, c’était tant pis. Il s’agissait de Shein maintenant, plus de celui du passé.
Il secoua la tête. Non, c’était ridicule. Il devait suivre le journal à la lettre et maintenant il se disait que le Shein d’avant, il s’en fichait ? Non.
Il reprit donc ses esprits et chercha autour de lui un objet pour défoncer la fenêtre. En réalité, il s’en fichait maintenant, de voir ce qu’il y avait derrière, car
il la voulait, elle.

« Oh tu sais, ce n'est que du bois. »

De quoi parlait-elle déjà ? Il fronça les sourcils. Ah oui, de cette fameuse fenêtre. Après tout, elle fait raison mais, peut être que, derrière ce bois, il y avait autre chose, . Il ne savait pas quoi mais il pensait bien que ce n’était pas ce simple bois le problème, non…
Elle tourna ses beaux yeux vers Shein et il sentit son cœur s’arrêter. Comment pouvait-elle lui résister ainsi ? Pourquoi ne s’était-il pas jeté dans ses bras dès qu’il l’avait vu ? Il se trouva incroyablement courageux pour être resté impassible.
Alors, lentement, il s’approcha encore plus près de la belle Kalista. Il ne voulait plus savoir ce qu’il y avait derrière cette fenêtre, il voulait savoir comment était la jeune fille, qui elle était et comment elle était arrivée là. Il savait que le Shein d’autrefois aurait porté plus d’importance à la fenêtre, mais après tout, n’était-il pas Shein aussi ? Ne pouvait il pas décidé quelques fois de comment agir ? Si, il le pouvait. Mais juste quelques fois.

-Oui… c’est vrai… que du bois…

Son cœur battait à tout rompre. Et si elle partait ? Et si il ne l’intéressait pas plus qu’un moineau sur un arbre ? Et si elle parlait juste avec lui parce qu’elle s’ennuyait ?
Il rejeta toutes ses options et se plongea dans les yeux de la jeune fille. Il ne pourrait résister plus longtemps… Il sentait déjà qu’il défaillait, qu’il voulait poser ses lèvres sur les siennes et ne plus s’en décrocher. Il se fichait de la fenêtre, il se fichait de cet endroit obscur, il se fichait de ce manoir et surtout, il se fichait du Shein d’autrefois, celui qui avait péri dans l’incendie. Celui qui avait été remplacé par un homme ayant perdu la mémoire.
Elle retourna ses yeux vers lui. Il vit qu’elle cherchait son regard, avec moins de timidité que la fois d’avant et il se plongea dans son regard…

« Je pense qu'on peut essayer de casser les planches directement, genre avec un marteau ou quelque chose de ce genre. Ou sinon, on peut tout simplement enlever les clous, mais là aussi il faudrait un marteau. Ou bien un peu de biche fera l'affaire ? »

Kalista détourna son regard et regarda autour d’elle, pour chercher quelque objet qui ferait l’affaire. Puis, elle se tourna réellement vers lui et elle descendit la main le long de son corps.
Ils étaient proches, et Shein aimait bien cette sensation. Il ne la quittait plus des yeux. Elle dit encore quelques mots mais il n’entendit pas.

-Je crois que… je me fiche de cette fenêtre, murmura Shein.

Il n’avait même pas remarqué qu’il avait prononcé ces mots. Il la voulait et c’était tout.

-C’est toi que je…

Il s’interrompit. Il était conscient cette fois ci qu’il avait fait une erreur. Il retint son souffle, de peur qu’elle ne parte, qu’elle ne le regarde plus jamais et qu’elle disparaisse dans les méandres de ce foutu manoir.

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Kalista N. Price

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MessageSujet: Re: Oh...Une belle fille [PV Kalista]   Dim 16 Aoû - 13:06



Shein avait l'air perdu, plongé dans ses pensées, comme si ce à quoi son esprit était occupé était plus important que les mystères de cette fenêtre. Pourtant, c'était bien lui qui avait attisé la curiosité de la jeune femme, quant à cette vitre condamnée. Puis, c'était aussi lui qui l'avait regardée avec autant de ferveur et de contemplation, comme s'il savait quelque chose qu'elle, elle ignorait. Peut-être était-ce le cas d'ailleurs, et peut-être ne voulait-il pas qu'elle puisse le découvrir. Ceci n'expliquerait-il pas pourquoi il s'était détourné de ce but aussi facilement ? Elle commençait à croire que oui, elle commença à se dire qu'il était égoïste et qu'il ne voulait pas partager son savoir, qu'il voulait la laisser seule dans son ignorance et sa stupidité. Seulement, elle se reprit. Non, évidemment que ce n'était pas ce qu'il se passait ! Dès le début, il observait la fenêtre certes, mais l'idée d'enlever ces planches de bois venait d'elle, et uniquement d'elle. Elle était la seule qui l'avait réellement voulu, lui s'étant contenté de la suivre, plus ou moins de bon gré. Alors cela pouvait-il vraiment l'étonner qu'elle soit la seule à souhaiter percer pour de bon les secrets de cette fenêtre ? Kalista se mit aussi à réfléchir, au pourquoi et au comment cette fenêtre était condamnée. Lorsqu'une porte ou une fenêtre étaient condamnées, ne devait-il pas avoir une excellente raison à cela ? Ne devait-il pas y avoir une terrible raison ? Cela se devait de l'être ; sinon, pourquoi condamner quelque chose qui n'en avait pas besoin ? Pourquoi gaspiller une énergie précieuse à quelque chose qui n'en avait pas besoin ?
Enfin, elle abandonna l'idée d'ouvrir cette fenêtre, du moins pour le moment. Elle ne voulait l'ouvrir toute seule, bien qu'elle ne l'aurait jamais avoué, et le jeune homme en face d'elle ne semblait guère enclin à l'aider. Au contraire, il avait l'air presque perdu, comme s'il ne savait quoi faire, ou comme si ses pensées l'envahissaient à un tel point que cela lui en devenait insupportable. Un air un peu absent s'était peint sur son visage, et ses yeux à la douceur infinie s'étaient égarés dans ceux de Kalista. Puis il avoua qu'il se fichait de cette fenêtre, et cet aveux eut l'effet d'une douche froide pour elle. Oui, elle s'en doutait bien, cependant, de le voir mettre des mots sur ce qu'elle pressentait lui fit prendre conscience que tout ne se passait pas que dans sa tête, que tout n'était pas uniquement des songes. Alors elle grimaça, déçue de s'en rendre compte.

— C'est toi que je...

Ce n'était qu'un murmure, si bas qu'elle crut qu'elle avait rêvé. Pourtant, il lui suffisait de regarder la tête de Shein pour comprendre que celui-ci se reprochait quelque chose. Parce que tout d'un coup, il avait perdu cet air égaré, parce que tout d'un coup, il semblait avoir coupé sa propre respiration. Que faisait-il ? Que voulait-il dire ? La jeune femme se sentit incroyablement gênée, et ne sût comment réagir. C'était elle qu'il quoi ? Cette phrase, qu'il avait laissée en suspens, était terrible pour la simple et bonne raison qu'elle n'était pas terminée. Ces quelques mots sans fin pouvaient dire une infinité de chose, et parler d'une infinité d'autres. Et quelle solution devait-elle choisir, si solution il y avait ? Personne pour lui dire. Personne pour lui souffler la réponse. Juste elle, elle et sa perception un peu étrange du monde. Idiote, elle feigna de ne pas avoir entendu, de ne pas remarquer cette proximité entre eux.

« Quoi ? La fenêtre t'intéresse plus ? »

Elle prit un air faussement étonné — Dieu seul savait à quel point elle jouait mal la comédie —, tenta de hausser les sourcils théâtralement, faisant comme une espèce de moue mi-boueuse mi-surprise à l'aide de ses lèvres. Elle essaya de se rappeler les cours de théâtre qu'elle avait eu au collège, elle essaya de restituer les maigres connaissances qu'elle avait à ce propos. Seulement, la vérité était qu'elle avait toujours été nulle, à ce genre de chose. Nier la vérité était aisé, mentir l'était moins. Même si l'obscurité présente devait jouer en sa faveur, elle était plutôt sûre qu'il s'en rendrait compte si elle restait comme ça, si elle ne faisait rien. Elle décida alors de bouger, de sortir de cette espèce de léthargie dans laquelle ils étaient tombés. Elle se releva brusquement, sans prendre la moindre précaution, et trébucha sur quelque chose au sol. Dans sa chute, elle voulut se rattraper, ainsi elle s'accrocha aux jambes de Shein, comme tout humain tombant voulant se rattraper à l'élément le plus proche de soit. Terriblement gênée, elle lâcha directement la cheville du jeune homme, recula de quelques centimètres, et se redressa en titubant et en lâchant un juron. Sa maladresse ne se montrait que dans les pires moments.

« Je suis désolée ! Je suis vraiment désolée ! »

On aurait dit une petite fille affolée, une petite fille qui ne savait plus quoi faire, ni quoi dire. Kalista bredouilla quelques excuses bidons, sans même chercher à se rappeler qui elle était, sans mem lui venir à l'esprit qu'elle n'aimait pas s'excuser, parce que les autres ne méritaient pas ses excuses. Mais pouvait-elle considérer Shein comme un autre ? Toute cette délicatesse lui offrait un charme gracieux, délicieusement envoûtante. À un tel point qu'il était l'une des rares personnes qu'elle pouvait approcher sans être dégoûter.







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Shein E. Peverell

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MessageSujet: Re: Oh...Une belle fille [PV Kalista]   Dim 16 Aoû - 20:45

Kalista semblait pensive. Lui aussi l’était d’ailleurs. Il ne cessait de la contempler, dans le silence presque pesant de la pièce et il se dit de plus en plus qu’il ne voulait qu’elle. Seulement elle. Elle l’attirait, elle avait l’effet d’un aimant sur lui et il voulait être plus proche encore.
Elle jetait quelques coups d’oeils vers la fenêtre, comme si ça mission était de voir ce qu’il y avait derrière. Mais lui, il s’en fichait désormais. Après tout, il pourrait bien regarder un autre jour, quand elle ne serait pas là pour l’attirer ainsi. Il se souvint alors du Shein d’autrefois. Il avait tellement envie d’ouvrir son journal pour voir comment il réagirait. Non, cela ne servirait à rien, se dit Shein, il ne s’est jamais retrouvé face à elle exactement, seulement face à d’autres filles plus ou moins différentes.
Lorsque il prononça les mots qu’il n’aurait pas dû prononcer, elle parut outrée, comme si quelqu’un lui avait dit quelque chose d’affreux.

« Quoi ? La fenêtre t'intéresse plus ? »

Shein voulut se taper la tête contre un mur. Etait-elle naïve à ce point ? N’avait-elle pas comprit ce qu’il voulait ? Il venait de le dire. Il la voulait elle et elle, elle ne comprenait pas. Ou alors, feignait-elle de n’avoir pas compris ? Cela était possible, venant de cette étrange fille. Mais ne pouvait-elle pas seulement comprendre ce qu’il ressentait à ce moment là ? Non, probablement pas. Elle devait s’en fiche complètement de lui et de ses aptitudes aussi étranges les unes que les autres.
Elle haussa les sourcils de façon exagérée. Shein voulut éclater de rire mais il se retint et fit juste apparaître un faible sourire.
Puis, soudainement, elle se leva. Sous l’œil étonné de Shein, elle perdu le contrôle de ses jambes et elle s’accrocha à la cheville du jeune garçon.
Elle la relâcha aussitôt et s’exclama :

« Je suis désolée ! Je suis vraiment désolée ! »

Cette fois-ci, s’en était trop, il avait vraiment envie de rire. Il se retint une seconde fois mais avec plus de mal.

-Non, cette forêt… euh… fenêtre ne m’intéresse plus, dit-il maladroitement.

Il lui fit un sourire ravissant et se mit sur pied aussi, face à elle.

-Ce n’est pas grave, je crois que j’ai survécut.

Il continua de lui sourire, en esperant qu’elle lui répondrait de la même manière. Elle marmonna quelques excuses mais il ne l’écoutait pas. Il s’était de nouveau perdu dans les méandres de son visage. C’est alors que sur un élan, il s’approcha d’elle et une fois qu’il fut assez proche, il lui murmura :

-C’est toi que je veux. Pas la fenêtre, mais juste toi.

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Kalista N. Price

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MessageSujet: Re: Oh...Une belle fille [PV Kalista]   Dim 16 Aoû - 22:56



Kalista eut envie de se gifler elle-même pour le comportement qu'elle adoptait. Depuis quand devenait elle une petite fille affolée, ne comprenant pas le monde qui l'entourait, préférant paniquer et faire n'importe quoi ? En vérité, depuis toujours. Cependant dans son esprit, elle était convaincue que ce n'était pas le cas, elle se persuadait elle même qu'elle n'était qu'une personne incomprise, qu'une pauvre créature à qui il arrivait des choses injustes et étranges, que personne ne pouvait réellement expliquer. Elle était, et avait toujours été, une petite fille apeurée, une petite fille perdue ; de sa panique résultait ce monde qu'elle s'était créé pour elle. Ce monde unique, qui ne lui appartenait qu'à elle, et où personne ne pouvait rentrer. Et de toute façon, personne ne devrait essayer d'y rentrer. Il suffisait de se pencher sur ceux qui avaient essayé de prendre part à son monde farfelu, basé sur son égocentrisme et son arrogance — ses parents, son frère et sa soeur, Andréa. D'une manière ou d'une autre, plus aucun d'eux n'avaient une quelconque vie à présent. Il y avait sa soeur, morte lorsque Kalista avait treize ans, d'un cancer, mangée et dévorée langoureusement, laissant es proches incapables de l'aider, voués à la regarder souffrir sans jamais pouvoir faire quelque chose. Il y avait aussi son père, son père qui, après quatre ans à pleurer et se désoler, décida qu'il n'était plus apte à porter le fardeau de sa fille morte, et disparut du jour au lendemain. Si l'on demandait à sa mère ce qu'il était devenu, où il était passé,elle répondait qu'il était mort. Mais elle n'était guère un exemple non plus : il était aisé de deviner où elle avait fini. Dans un centre de désintoxication, aux dernières nouvelles, suite à ses abus sur l'alcool. Finalement, il y avait son frère qui s'était jeté corps et âmes dans les bêtises d'adolescents, fumant, buvant, brûlant, tout ce qui lui tombait sous la main, sans distinction aucune. Sans oublier Andréa, cette chère et tendre Andréa qui avait fini tuée, de la main de Kalista, en théorie. En définitive, tout avait commencé avec sa soeur. Sa soeur était peut-être le déclencheur de l'amour entre sa mère et les bouteilles, peut-être cela, le lien de l'amour entre son frère et les emmerdes. En voulait-elle à sa soeur ? Sûrement un peu. Parce que dans son esprit fou, dans son esprit grignoté par la tristesse, c'était ainsi que les choses fonctionnaient. Elle ne montrait, pour rien, ses sentiments, ses émotions, et blâmait les autres. C'était ainsi que les choses marchaient pour elle.
Alors quand elle vit que même Shein — même lui qui semblait si patient si doux si beau ! — était exaspéré par son attitude fausse et stupide, l'idée de se gifler avait apparu sauvagement. Puis, lorsqu'elle s'était relevée, ses excuses bredouillantes aux lèvres, elle avait vu cet air amusé qu'il avait, et qu'il essayait de retenir. Trop tard, elle se sentait déjà blessée, comme une petite fille, encore une fois. Même si elle eut envie de se moquer de lui, rien que pour se venger, quand il mélange les mots forêt et fenêtre, elle n'en fit rien. Elle se sentait un peu déçue de voir que découvrir les secrets de la fenêtre condamnée ne l'intéressait plus. Déçue, elle ne le resta guère longtemps, tandis qu'elle vit le splendide sourire qu'il lui offrit. Bon sang ! Il était à se damner. La douceur, le charme qui se dégageait de lui était intense, à un tel point qu'elle n'entendit que d'une oreille les mots qu'il prononça, et qu'elle ne prit même pas garde au pas qu'il fit pour se rapprocher. Il n'y eut que les deniers mots qu'il prononça qui la fit sortir de l'espèce de léthargie dans laquelle elle était.

« Pardon ? »

C'était sorti sans la moindre aide, l'exclamation était venue d'elle-même, sans fioritures, dans le plus simple appareil. Si cela pouvait sembler étrange à vingt deux ans, Kalista n'était jamais tombée amoureuse, et jamais personne n'était tombé amoureux d'elle aussi, ou alors, jamais personne n'avait eu le cran de venir lui avouer. Et pour cause ! Elle n'aimait pas le contact humain, à quelques exceptions, et était un personnage irascible quand elle le voulait, toujours à se croire supérieure et meilleure que tout le monde. Les gens préféraient la fuir plutôt que l'approcher, et elle s'en portait très bien ainsi : les autres n'étaient que des autres, ils ne méritaient pas qu'elle puisse porter son attention sur eux. Dans ce cas, qu'est-ce qui était si différent avec Shein ? Était-ce parce qu'il paraissait si gracieux ? Parce qu'il y avait dans ses traits une certaine passion, une certaine ardeur ? Elle n'en savait rien. Elle s'en fichait. C'était la première fois que quelqu'un lui disait qu'il ne voulait qu'elle, elle et rien d'autre. C'était terriblement intimidant. Terriblement excitant. Alors la gamine qu'elle était laissa tomber ses quelques barrières qui protégeaient ses quelques émotions. Cette fois-ci, sa surprise fut réel, cette fois-ci, sa bouche s'entrouvrit de stupeur sans subterfuge. Elle rougit, naturellement. Elle fit un pas en direction de lui, inconsciemment.
Puis tout finit par se briser. Elle se rappela qui elle était, ce qu'elle avait fait, ce qu'elle devait faire, et elle secoua la tête, sans reculer toutefois. Ses sourcils se froncèrent un peu, elle croisa les bras, ne sachant que faire de ses mains.

« Qu'est ce que tu dis ? »



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